1868 : Le choix décisif

Un homme joue alors un rôle décisif : Augustin Carlone.
Par testament, il lègue à la Ville sa fortune ainsi que sa collection, à la condition expresse qu’un musée soit fondé.
L’institution ouvre finalement ses portes en 1875, dans un appartement de la rue Saint-François-de-Paule. Les espaces sont modestes, la lumière limitée, les volumes contraints ; l’installation demeure précaire, mais la volonté de structurer un véritable musée est bien réelle.
À cette époque, de nombreuses œuvres sont encore conservées au théâtre municipal, à la préfecture ou à l’hôtel de ville. La création du musée permet de les rassembler et d’en poser les premières bases institutionnelles.

Sous l’impulsion d’Alexis Mossa, artiste engagé et premier conservateur pleinement consacré à l’institution, le musée gagne en envergure. Les expositions temporaires se développent, les acquisitions s’intensifient et une véritable politique culturelle se met en place. Nice affirme alors progressivement sa place parmi les villes dont la scène artistique compte à l’échelle nationale.

1889 : La galerie Portallier

1901 : Avenue de Notre Dame

Nouveau spot, mieux pensé : grandes salles lumineuses,  accrochages chronologiques, espaces dédiés aux sculptures et gravures.
Les collections explosent grâce aux dons (Rothschild, Carlone et bien d’autres. Le musée devient un vrai lieu de vie  artistique, pas juste un endroit où on stocke des tableaux.

La ville voit grand. Très grand.

Sur la colline des Baumettes, une villa Belle Époque devient un véritable palais des arts : la villa Kotschoubey-Thomson, transformée par l’architecte Nicolas Anselmi.
En 1928, inauguration officielle du « Palais des Arts, musée Jules Chéret » aujourd’hui connu sous le nom de Musée des Beaux-Arts de Nice.
Un musée avec vue.
Un musée avec ambition.
Un musée qui a mis du temps à naître… mais qui a fini par s’imposer

1925 : Le musée des Beaux-Arts

L’histoire du palais

Quand Nice s’offre un vrai palais pour l’art

Le Glow up architectural

Objectif : passer de villa mondaine à temple de l’art.
Anselmi simplifie, épure, restructure.
On enlève les décors trop chargés, on repense les volumes, on crée des espaces qui mettent les œuvres en mode spotlight total.
Le rêve d’une génération d’art lovers niçois devient enfin concret.
Malheureusement, Alexis Mossa, qui s’est battu toute sa vie pour ce projet, disparaît peu après l’acquisition.
Son fils Gustave-Adolphe Mossa reprend le flambeau.
À leurs côtés : Joseph Saqui, nouveau directeur des musées
Le baron Joseph Vitta, mécène engagé
Et l’ombre flamboyante de Jules Chéret, dont des centaines d’œuvres
investissent tout un étage.

7 janvier 1928 : ouverture officielle

Le « Palais des Arts, musée Jules Chéret » est inauguré en grande pompe.
Nice a désormais son lieu culturel XXL.
Aujourd’hui, on le connaît sous le nom de Musée des Beaux-Arts de Nice.
Ce n’est pas juste un musée.
C’est la preuve qu’une ville peut décider de miser sérieusement sur la culture.

MÉTAMORPHOSE : le musée version 2020+

Et l’histoire continue.
Avec le projet MÉTAMORPHOSE, le chorégraphe
Eric Oberdorff investit le bâtiment en rénovation avec la Compagnie Humaine.
Des danseurs traversent les espaces en transformation, créant photos et films au cœur même du chantier.
Art + mouvement + mémoire du lieu = expérience hybride.
Point d’orgue prévu en janvier 2028 (pour les 100 ans du musée dans ce bâtiment) : un film de danse qui révèle les coulisses et les mutations de ce palais iconique.